22 novembre 2014

LES ACTEURS DU NOIR ONT CARTE BLANCHE

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Andromicmac par Elisa Vix

Andromicmac par Elisa Vix

L’idée d’Andromicmac a germé dans mon esprit en allant à une représentation… d’Andromaque.
Ne connaissant pas la pièce de Racine, vaguement prévenue contre les alexandrins, je m’attendais à une soirée de décryptage ardue. Non seulement la langue était fluide, mais j’ai été transportée par la pièce et le jeu intense des comédiens. Les personnages, complexes, couraient inéluctablement à leur perte, ce qui est le propre de la tragédie, mais aussi du roman noir.
En sortant, je me suis dit que c’était une formidable matière à polar… J’y ai pensé pendant 3 ans (Pas tous les jours quand même !).
J’ai imaginé une troupe de comédiens qui joueraient Andromaque et calqué mon intrigue sur celle de Racine, mais en la prenant à l’envers, à la mort de l’acteur incarnant Pyrrhus. Je voulais aussi qu’il y ait une lecture à deux niveaux. Le premier, complice, pour les lecteurs connaissant la pièce qui comprenaient d’emblée les similitudes de mon histoire avec celle d’Andromaque, le second pour ceux qui ne la connaissaient pas et les découvraient en même temps que le policier Thierry Sauvage, héros récurrent déjà présent dans La Baba-Yaga et Bad Dog.
Comme Sauvage est un macho égoïste détestable (et que ça se paye!), j’ai greffé quelques emmerdes personnelles là-dessus, dont une cavale menottes aux poings qui l’amène à chercher refuge dans les bras d’une blonde trouble… Très Hitchcockien.
Last but not least, mettre le tout en mots, en phrases, en musique… et surtout s’y mettre ! Tel un bon petit ouvrier, sans oublier de rester fluide et ludique dans l’écriture, pour que le lecteur/la lectrice ne s’ennuie pas et déguste Andromicmac « comme une bonne tablette de chocolat… noir ».

2 commentaires

  1. Très bon roman même si je l’ai trouvé un petit peu en dessous des 2 premiers.
    Mais un bon roman quand même.
    Vivement le prochain Elisa Vix !

  2. ça semble très intéressant. la tragédie antique et le polar, oui… L’exemple frappant reste « Oedipe roi » sorti en série noire par Patrick Raynal.
    J’peux rien en dire de plus. J’ai pas lu Elisa Vix, même si je sens bien, avec le temps qui passe, que c’est une faute de goût.

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