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Les disparus de l’A16 par Maxime Gillio

Les disparus de l’A16 par Maxime Gillio

Virginia Valmain, c’est une aventure improbable. De celles dont on pense qu’elles n’auraient jamais dû exister. Virginia, à la base, c’est un exutoire, une soupape, une récréation, appelez ça comme vous voulez.
Comme une envie de décompresser, une bouffée d’oxygène entre deux romans noirs plus classiques, plus rigoureux. Je me suis dit que j’allais écrire un chapitre ou deux. Juste histoire de déconner, de faire rire deux amis à moi.
Et puis ça s’est emballé.
Virginia Valmain, ce sont toutes mes influences enfin revendiquées, assumées, affichées : San-Antonio, Cavanna, Céline, Lansdale, les Nuls, Tarantino, Reiser, les Monty Python… avec, je l’espère, ma petite touche perso.
Virginia Valmain, faut pas croire, c’est une vraie intrigue policière. J’en ai écrit la trame et le synopsis comme je le fais pour mes autres romans. J’y tenais. Respect du lecteur avant tout. Mais une fois que l’histoire était là, oh pardon ! Lâchez les vannes, rangez la vaisselle et éloignez les enfants.
Plus j’avançais, plus je me disais « non ! tu ne vas tout de même pas écrire ça ? » Non seulement je l’ai écrit, mais j’ai même fait pire. Si je vous disais que je le trouve un peu timoré par moments.
Virginia Valmain, ce sont au choix des éclats de rire ou des grincements de dents. Virginia Valmain, tu l’aimes ou tu la quittes. Tu peux pas rester indifférent. Je t’en veux pas si elle te défrise les poils, la môme. Elle a son franc-parler, elle et sa bande de baltringues qui explosent toutes les convenances sur leur passage. Mais où est-ce qu’il est écrit que la création doit être consensuelle ? J’ai toute la mort pour être sage et insipide.
Virginia Valmain, on dirait pas forcément, mais c’est du boulot. Un sacré taf d’écriture. C’est pas évident de faire rire sans donner l’impression d’être laborieux. Mais quel pied, si vous saviez ! La première fois que je prends autant de plaisir à modeler mes phrases et mes chapitres.
Au bout du compte, Virginia Valmain, c’est un beau doigt d’honneur adressé aux conventions et aux hypocrisies. Et j’ai l’impression que c’est ce qui plaît tant, son refus du protocole et des ronds de jambe.
Chers lecteurs, je peux être prétentieux, pour une fois ? Virginia Valmain, j’ai l’impression que ce peut être un ralliement. Que les valministes sont comme une petite famille. Celle des francs du collier, des sincères et des authentiques, dans leurs défauts comme dans leurs qualités, qui se mouchent dans les rideaux et bottent le cul de la baronne.
Virginia Valmain, c’est moi. Enfin. Et ça fait un bien fou.

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4 Commentaires

  1. Je me suis fait engueuler par ma femme à cause de mes rigolades, en pleine nuit, lorsque je lisais V.V.
    Maxime a un don, j’espère qu’il aura le temps et l’envie de nous pondre un nouvel opus de ce genre.
    Allez, hop! Au boulot, couleuvre!!!!

  2. Lecteur de polar et de roman noir, je dis depuis de longues années qu’il manque dans le paysage littéraire Français un héros, il y a eu Nestor Burma, Maigret, le Dobermann, et bien sur le grand San-Antonio…
    Je vois à travers Gillio (faut dire qu’il est pas épais) un auteur capable ce créer se héros, ce chainon manquant au polar actuel, les ricains ont bien Harry Bosch, pour quoi nous on aurai rien?
    Viriginia n’est qu’une ébauche, je sens cela va s’emballer d’un coup, déjà dans l’écriture des « disparus de l’A16″ on sent poindre des caractères bien trempées, de vrais personnages de fictions policières, pas des Julies Lescaut ou autres Navarro, non, plus des cousins de Béru, ou de l’Abbé…
    il a longuement mitonné sa recette Monseigneur: Une louche de Dard, une cuillère des monthy, une pincée d’Audiard, un zeste de Jonquet et trois gouttes de Lansdale, vous mélanger le tout dans le shakeur de les nuls, et vous avez une aventures de Virginia Valamin.
    Bref, si vous voulez un polar innovant, avec une intrigue et drôle, ben c’est celui là…

  3. Ce bouquin là, c’est bien simple, c’est de la dynamite ! C’est un éclat de rire à chaque page, des personnages truculents, un style original qui vous embarque sans ambages dans un univers où la déconne est reine… Et tout ceci, au service d’une intrigue policière qui fait plus que tenir la route. Bref, un grand bonheur de lecteur (assurément ma lecture la plus jouissive de ces 10 dernières années, excusez du peu…)
    Et puis Maxime Gillio est quand même le premier auteur à se poser de vraies questions existentielles sur le non-déchirement du pantalon de Hulk au moment de sa transformation, ou le seul à enfin venger Battiston de son agression sévillaise de 1982. Et ça, ça fait un bien fou…

  4. Pour ma part, des éclats de rire à chaque page. On sent le plaisir de l’auteur à nous balader de jeu de mots foireux en digressions tout aussi inutiles qu’indispensables, et ce plaisir est hautement communicatif. Personnages caricaturaux et hilarants, clins d’oeil permanents (à ce point, on appelle ça des T.O.C. )
    à ne pas lire la bouche pleine… mais à lire, certainement !

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