25 octobre 2014

LES ACTEURS DU NOIR ONT CARTE BLANCHE

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Bad Swimmers par Geoffrey Bidaut

Bad Swimmers par Geoffrey Bidaut

« Si je devais allumer un téléviseur, à quel type de spectacle est-ce que je voudrais assister ? » C’est un peu de cette façon là que l’aventure Bad Swimmers a démarré pour moi. Écrire, c’est offrir du spectacle. Je voulais avant tout créer un divertissement, un jeu de piste visuel et virtuel où le lecteur enquêterait en même temps que les protagonistes sur une mystérieuse affaire de meurtre, dans une course haletante contre la mort. Les grands films à suspens m’ont toujours fasciné, en particulier l’univers d’Hitchcock qui restera pour moi un génie inimitable et auquel les livres font de nombreux clins d’œil.
Ayant ingurgité des heures et des heures de feuilletons télévisés américains, l’idée d’une saga en plusieurs épisodes s’est imposée rapidement à mon esprit. Je voulais que les personnages évoluent au fil des épisodes et que des événements dramatiques leur permettent de se forger une véritable identité, une véritable personnalité auxquelles tout lecteur puisse s’identifier.
C’est la raison pour laquelle la première intrigue démarre quand nos protagonistes sont en pleine crise d’adolescence : ils font partie des élèves populaires ou « losers », paraissent sûrs d’eux ou mal dans leur peau, provoquent les autres ou les suivent. Ils sont tout ce que nous sommes ou ce que nous avons été. Ils évoluent dans cette microsociété qu’est le lycée, vivent des histoires amicales ou amoureuses comme si leur vie en dépendait, utilisent un langage qui leur est propre (comme ces « genre » qu’ils prononcent à tout bout de champ, creusant davantage le fossé générationnel avec leurs aînés et leurs parents). Ils sont convaincus de tout savoir, de tout connaître et puis un jour, leur vie bascule.
Leurs repères s’effondrent le jour où un cadavre est découvert au beau milieu de l’établissement dans des circonstances atroces. Leur première frayeur passée, nos ados se lancent tête baissée dans une enquête que les policiers de la ville ne semblent pas pouvoir (ou vouloir ?) boucler, convaincus que cette affaire constituera l’aventure de leur vie. Et ce qui n’était qu’un jeu pour nos têtes brûlées va se transformer au fil des pages en véritable cauchemar, un cauchemar qui prendra tout son sens avec les visions d’horreur que vit l’une d’entre eux.
Quand je rencontre des lecteurs lors de salons ou de festivals ou qu’ils m’envoient leurs commentaires par mail, je suis toujours ravi d’entendre ou de lire qu’ils se sont amusés à mener l’enquête aux côtés des protagonistes (sans toutefois parvenir à deviner l’identité du tueur !). Mais ce qui me plait sans doute davantage, c’est de constater qu’ils se sont attachés aux personnages. C’est la plus belle des récompenses parce que cela signifie que j’ai réussi à leur donner vie.
Dans les épisodes que je suis actuellement en train d’écrire, les survivants des deux premiers épisodes sont devenus des adultes qui vont devoir franchir un nouveau cap : s’accepter et vivre avec leur peur, une peur qu’un nouveau meurtrier – évidemment – va mettre à rude épreuve. Et j’espère que cette suite ne décevra personne !

Un commentaire

  1. Nathalie Chacornac

    Très bons polars à lire et faire lire aux ados dès l’âge de 15 ans. L’un des points fort de Bad Swimmers est que l’on s’attache très vite aux personnages, tellement ils paraissent réels. J’attends la suite avec impatience !

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