23 septembre 2014

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Apoptose et L’Homme aux papillons par David Moitet

Apoptose et L’Homme aux papillons par David Moitet

Beaucoup d’auteurs semblent tombés dans le chaudron de potion littéraire très jeunes, pour en ressortir une plume à la main… Pour moi, cela a pris un peu plus de temps.
Pourtant, mon statut de gringalet lecteur assidu aurait dû m’y conduire tout droit…
Mais voilà, il paraît que je suis têtu. C’est ma femme qui le dit. Et les femmes ont toujours tort. Euh… non, raison.
J’ai donc commencé par remédier à ma nullité en sport, avec une certaine réussite, il faut bien le reconnaître : je suis maintenant professeur d’EPS.

Au cours de ma dernière année de fac, ma passion pour la lecture prend subitement une autre direction. Un prof de français dépose devant moi une page de roman, et me demande d’écrire la suite… Décalé, surprenant. Mais quel bonheur de retrouver le plaisir d’écrire, après tant d’heures passées à pondre des dissertations à la chaîne !
Prise de conscience : moi le lecteur, suis-je capable de devenir auteur ? Il suffirait de débuter par une nouvelle… Sauf que je n’en lis pas. J’aime les romans… Je me lance donc directement à l’assaut du monstre. Seulement, il est plus gros que moi : je comprends vite que mon idée ne tiendra jamais en un seul livre…

Commencer par écrire un diptyque ? (Cherchez pas dans le dico, ça veut dire deux livres qui se suivent. Je sais trilogie, c’est plus joli, et ça rime, mais deux livres, c’était déjà pas mal, pour un débutant.) Une folie ! Qu’à cela ne tienne : il en faut plus pour m’arrêter.

Ainsi naissent APOPTOSE et SPHERE D’OMBRE, mes deux premiers romans…
Le corps d’une femme, vêtu d’un simple pyjama, est retrouvé dans la montagne… Pourquoi le meurtrier lui-a-t-il tranché les mains ? Thomas Galion, ex-flic de la crim, est appelé en renfort par les gendarmes pour résoudre une énigme qui replongera toute la vallée un demi siècle en arrière, à une époque où le lieu avait gagné son triste surnom de «vallée maudite»…
J’ai voulu ce récit sombre, très marqué par l’âpreté des sommets pyrénéens, le tout dans une ambiance qui frôle le fantastique.

Seul problème : s’il est difficile de placer le premier roman d’un inconnu chez un éditeur, caser un diptyque relève pour ainsi dire de l’impossible…

SUITE DE L’HISTOIRE AVEC L’HOMME AUX PAPILLONS…

Vous l’aurez compris en lisant mon précédent commentaire sur Apoptose, j’ai écrit L’homme aux papillons avant que mes deux premiers livres ne soient édités. Pour ne rien vous cacher, mon pari un peu risqué de commencer par un diptyque assez original m’a fait réfléchir. Trois ans à récolter des lettres types de refus, de quoi en décourager plus d’un… Mais, vous vous rappelez ? Il paraît que je suis têtu… Ou persévérant. Ça sonne mieux, non ? La déception légitime surmontée, j’ai compris que j’allais devoir séduire les éditeurs, pour espérer aller à la rencontre des lecteurs…

Fruit de ces réflexions : L’homme aux papillons. Un policier classique, efficace, sans aucune velléité de suite. L’inverse de ce que j’avais fait avec Apoptose et Sphère d’ombre. Restait à injecter la dose d’originalité suffisante pour me faire remarquer…
Un cadavre congelé, dans un costume neuf, tenant sur sa poitrine une enveloppe au nom d’un policier. Dans l’enveloppe, un poème mystérieux et une photo… Points de départ d’un jeu de piste sanglant qui ôtera à l’enquêteur toutes ses certitudes, et le conduira au bord du gouffre, dans tous les sens du terme…

Je vais vous confier un petit secret, mais ça reste entre nous : je n’ai même pas envoyé L’homme aux papillons aux éditeurs classiques… Ma belle mère est tombée par hasard sur le concours organisé par les Nouveaux Auteurs, en partenariat avec Femme Actuelle. Je venais de finir le livre. Je l’ai envoyé, et j’ai gagné le Prix du thriller de l’été !

Pour couronner le tout, j’avais doublé mes chances, en présentant mon premier roman au concours VSD du Polar. Là encore, très bonne surprise : Apoptose, que je pensais perdu à jamais, décroche le coup de cœur du jury du prix VSD ! Vive 2010 !

Voici donc résumé en quelques lignes le début d’une belle aventure. A l’heure où j’écris ces lignes, L’homme aux papillons vient d’être sélectionné parmi les finalistes du prix plume de glace 2011. Je vais rencontrer Franck Thilliez, Patrick Bauwen, Olivier Descosse, Bernard Werber, et toute la Ligue de l’imaginaire !

Que demander de plus ?

Un commentaire

  1. Deux prix, la même année, pour deux romans différents, un sacré tour de force qui n’est pas accessible à tout le monde. Voilà un auteur qui va faire parler de lui. Lisez-le, vous comprendrez…

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