17 septembre 2014

LES ACTEURS DU NOIR ONT CARTE BLANCHE

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J’irai cracher dans vos soupes par Danielle Thiéry

J’irai cracher dans vos soupes par Danielle Thiéry

Je suis née en Bourgogne, dans une ferme peuplée de lapins et de poules mais dépourvue de livres. Ils ont pourtant été ma première passion, une histoire interminable rythmée par des engouements successifs. Auteurs, genre, j’ai tout exploré, enivrée en tout premier lieu par les odeurs d’encre et de papier. Très vite, pourtant, un grand amour s’est déclaré pour le polar, un genre alors considéré comme mineur, boudé voire méprisé par les gens intelligents. Moi, je suis tombée dedans et c’est sans doute ce qui m’a amenée à devenir flic, avant la grande déception qui suivait mai 68 et ses promesses non tenues.
J’ai grimpé les marches de la hiérarchie policière jusqu’à ses plus hauts grades et, avant même que d’en terminer avec cette autre histoire qui m’a nourrie de personnages, de situations et d’ambiances que je n’aurais trouvées nulle part ailleurs, j’ai commencé à écrire.
Mon premier roman s’appelait Mauvaise graine (Ed. JC Lattès). Il a été suivi de Le sang du bourreau (Ed. JC Lattès), La guerre des nains (Ed. Fleuve noir), La petite fille de Marie Gare (autobiographie aux Ed. Robert Laffont), Mises à mort (Ed. Robert Laffont), Et pire si affinités (Ed. Robert Laffont), Affaire classée (Ed. Robert Laffont), Origine inconnue (Ed. Robert Laffont), Le festin des Anges (Ed. Anne Carrière), L’ombre des morts (Ed. Anne Carrière). J’écris aussi des polars pour la jeunesse : Nuit blanche au musée et Les trois coups de minuit (Ed. Syros). J’ai créé un personnage de femme-flic récurrent (le commissaire Edwige Marion) qui apparaît dans la plupart de ces ouvrages.

J’irai cracher dans vos soupes (Ed. Jacob-Duvernet) est en complète dérogation avec ce qui précède, bien qu’il soit également classé dans le genre. C’est un polar culinaire car il met en scène des personnages passionnés par la bouffe, qu’ils en soient les artisans ou les consommateurs. Je l’ai concocté avec la complicité active de Pierre Labalette, cuisinier de son état (et quel cuisinier !!!) un jour où nous délirions parmi nos gamelles sur les proximités de langage entre nos métiers. Nous voulions faire mettre à table un suspect qu’auparavant nous aurions cuisiné et laissé mijoter après lui avoir passé les pinces (de crabe…) et l’avoir ramené à la grande maison dans un panier à salade. Entouré de maquereaux et de morues, gardé à vue par des poulets bien bridés, il allait forcément cracher le morceau.
Il s’agit bien d’une intrigue policière avec tous les ingrédients du genre, des flics, un beau voyou décidé à se venger de ceux qui ne l’ont pas aidé (le commissaire Robert Broutard, l’avocat Gilbert Coltard, l’animateur Jean-Luc Delaraie) ou qui l’ont méprisé (les chefs étoilés parmi lesquels Alain Bécasse et Pierre Cobuse).
L’apothéose nous amène dans un autre firmament où le monde politique n’est pas épargné, malgré les efforts des ministres Brice Haltofeu et Ramina Grobi.

Un commentaire

  1. Bernard Azzaretti

    L’humour et le style de ta présentation vont me conduire à la librairie vite fait pour acheter ton bouquin. Ne t’étonne pas que je te tutoie, on se connaît depuis plus de quarante ans, non ? J’aimerais non pas te rencontrer pour passer un bon moment nostalgique et amical avec toi (faut pas rêver) mais si on pouvait communiquer par mail un petit peu ce serait sympa. Moi c’est le théâtre, je suis devenu prof après un master d’études théâtrales à Lille et j’ai commis jusqu’ici une douzaine de pièces. Depuis, j’enseigne, je mets en scène et je dirige plusieurs compagnies. A bientôt si tu le souhaites.Et bravo pour tes brillantes réussites. Je suis heureux pour toi. Bernard.

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