Les mémoires d’une carpe par Robert Aveillan
18 Août 1988. C’est à l’heure où je débutais la rédaction de cet ouvrage que je pris conscience de la difficulté d’écrire. Depuis nombre d’années je pensais qu’il me suffirait d’un stylo, d’une feuille blanche et d’un bon sujet, pour noircir, cent, deux cents, qui sait, trois cents pages. Cependant, l ‘écriture est bien autre chose, elle est duel, éternel combat entre ce que je suis et ce que je voudrais être. Elle est à la fois essence, hypocrisie et illusion du non être.
Je n’avais alors que 18 ans quand ma plume décida d’entraîner ma main dans un voyage intérieur, peuplé de peurs, d’angoisses et d’amour. Il n’a jamais été question de vous faire voyager en vous romançant la vie de l’aventurier que vous rêviez d’être ou encore vous raconter la jolie histoire d’amour que vous ne connaîtrez peut-être jamais. Mon livre, Les Mémoires d’une Carpe est certes un roman mais quoi qu’il en soit, il fut davantage pour moi une longue lettre que je désirais m’adresser. J’ai longtemps pensé que jamais elle ne serait lue. Pourtant, contre toute attente, 21 ans plus tard, à l’heure où la crise de la quarantaine s’envisage pour bon nombre d’entre nous, j’ai enfin osé me remettre en question et trouvé le courage de pouvoir assumer aujourd’hui ces mots écrits il y a si longtemps. Entre roman noir, thriller et drame psychologique, je vous invite donc dans ce roman écrit à l’âge de 18 ans, à un voyage entre coma, écriture, reconquête du « moi » et réalité.
Sandrine, n’aurait certainement jamais écrit, si un jour elle n’avait pas rencontré un homme qui par ses maux passés avait su lui démontrer que l’on peut se construire si ce n’est se reconstruire grâce à l’écriture. Elle, l’enfant abandonné, la femme diabolisée, ne savait pas si un jour elle trouverait la force d’écrire. Cependant si ses derniers mots doivent être, elle désire qu’ils soient écrits et non pas bafouillés par cette jeune femme qu’elle pense être et qui lui fait honte. Lutter contre l’invisible, reconquérir son moi, recouvrir une identité avec le temps comme unique témoin d’un combat acharné, Sandrine n’aura de cesse d’oublier ce corps abusé qu’un être aimé a su rançonner pour n’en faire que l’outil d’une mission à la spiritualité déguisée.
Une conscience manipulée, une perception de soi maquillée.
Et si pourtant ce handicap avéré qui la fît souffrir depuis sa plus tendre enfance devenait maintenant son unique moyen de se retrouver ?
La crise du langage serait-elle donc uniquement le symptôme d’un mal être existentiel ou devrait-elle être aussi considérée comme une stratégie de communication ?
Tags : 1re, coma, crise, drame, écriture, éditions praelego, handicap, Les mémoires d'une carpe, moi, psychologique, Robert Aveillan, roman noir, Thriller











Pas de commentaire
Rétroliens