23 octobre 2014

LES ACTEURS DU NOIR ONT CARTE BLANCHE

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Nymphéas noirs par Michel Bussi

Nymphéas noirs par Michel Bussi

Nymphéas noirs est né d’une vieille idée d’intrigue imaginée après la vision du film Sixième Sens… A l’époque, bluffé par la construction de l’histoire, je m’étais mis en tête de construire un scénario à la fin aussi renversante. J’y ai passé des semaines et des mois avant qu’une idée originale ne se structure, puis j’ai écrit un scénario qui d’ailleurs n’avait rien de policier et qui a longtemps dormi dans un placard. Lorsque je l’ai dépoussiéré quelques années plus tard, il manquait à l’évidence quelque chose : j’ai ajouté un meurtre, des policiers, d’autres meurtres, de nouveaux personnages… Cela compliquait sacrément l’affaire, puis oust, retour au placard…
Les envies d’écrire sont parfois étranges. Il y a deux ans, avant de me lancer dans l’écriture d’un nouveau roman, j’ai fait le tour de mes « ébauches d’histoires» (il y en a une petite vingtaine qui s’affinent lentement sur les étagères de mon disque dur), et bizarrement, j’ai eu envie de passer quelques centaines d’heure sur celle-ci… Mais mon histoire était encore « hors-sol » et il me fallait trouver un village pour parachuter mes personnages ; le village en question devait être un lieu de mémoire un peu hors du temps, si possible ayant un lien avec la peinture. Après un bref casting, Giverny s’est imposé sans concurrents sérieux.
Nymphéas noirs a été, et de loin, mon roman le plus difficile à écrire : il faut le lire jusqu’au bout pour comprendre pourquoi, mais j’avais un peu l’impression de mettre au point un gigantesque tour d’illusion, d’écrire deux histoires en même temps, mais avec les mêmes mots. Une première assez classique et une seconde cachée derrière, si possible inimaginable lors d’une première lecture, mais qui lors d’une seconde lecture saute aux yeux à chaque ligne si l’on dispose de la bonne clé (en dis-je trop ?). Comme ces tableaux où l’on peut découvrir deux personnages différents selon l’angle de vue. Ce fut à la fois compliqué et passionnant…
Tout aussi passionnant fut de mélanger la vie de Claude Monet à tout ceci, d’enfermer le lecteur dans un huis-clos à Giverny, de rajouter de la couleur, de la lumière, des paysages qui dégoulinent sur les héros : bref, de noyer mon histoire dans un polar impressionniste, même si je ne sais pas si cela existe….
J’attends évidemment avec impatience les réactions des lecteurs (trouveront ?, trouveront pas ?)…
Pour revenir à l’étincelle qui donna vie à cette histoire, je continue de penser que le « truc » utilisé dans ce roman relève davantage du procédé cinématographique que littéraire… Mais les écrivains sont avant tout des metteurs en scène qui font leurs propre films, qui maitrisent le final cut et qui peuvent même s’autoriser, pour pas un centime, les effets spéciaux les plus délirants…
Bonne lecture…

4 commentaires

  1. Magnifique, émouvant que dire? Merci pour ce chef d’oeuvre. Ce roman envoûte. Cette histoire est un tableau d’ecriture où votre plume, M. Bussi, n’a rien à envier au pinceau de Monet. Vos mots sont comme les couleurs de Giverny, ils concretisent l’abstrait en nous laissant lire derrière leurs ombres. Un mot est une palette d’émotions qui associé à un autre est comme les couleurs d’une peinture impressionniste…

  2. Bravo ! je pose à l’instant  » les nymphéas noirs « et je ne m’attendais pas à cette fin . Vous m’avez donné envie de visiter Giverny , ces jardins , son bord de rivière….et de lire vos autres livres . Merci , je viens de passer plusieurs heures extraordinaires .

  3. Une balade romantique chez les Impressionnistes avec Claude Monet. Le magnifique village de Giverny, est tâché par des meurtres… L’inspecteur chargé de l’enquête rencontre la belle Stéphanie, l’institutrice du village… Une vieille dame en noir semble en savoir long sur ce qui se passe… Un beau roman bien écrit avec de l’humour, de l’amour et une intrigue alambiquée. On se laisse prendre par l’histoire dès le début.

  4. Avec Nymphéas Noirs, vous pénétrez dans les jardins ensanglantés de Giverny, le village cher au peintre Monet.
    Au travers des aventures d’une fillette douée pour la peinture, d’une institutrice séduisante et d’une vieille dame, vous ne regarderez jamais plus comme avant un tableau des nymphéas.
    En effet, Michel Bussi nous fait passer un agréable moment de lecture qui permet également d’enrichir ses connaissances sur la peinture.
    Et alors qu’au fur et à mesure, nous croyons détenir la vérité, l’auteur remet toutes nos certitudes au placard.

    La fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle ont connu leur maître de l’impressionnisme. Avec Nymphéas noirs, le 21ème siècle connaît son maître du roman policier.

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