20 décembre 2014

LES ACTEURS DU NOIR ONT CARTE BLANCHE

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Un peu de mauvais sang par Franck Martel

Un peu de mauvais sang par Franck Martel

La gestation de Peyrine Forestier a été longue, à l’origine elle devait être une enquêtrice d’assurance, puis je l’ai faite dériver vers la police… Mais finalement, il y avait déjà trop de flics hommes ou femmes, solitaires ou en équipe, frondeurs ou disciplinés… Beaucoup de choses avaient déjà été faites…
Ce ne serait donc pas un flic, mais un privé, ce ne serait pas un cinquantenaire blasé alcolo et bedonnant (amateur de pépés et de whiskies) mais une jeune fille quart de centenaire, rigolote franche, parfois amoureuse, gaffeuse, joyeuse et gouailleuse.
Elle serait épaulée par une amie et secrétaire, Fathia, quelques potes épisodiques dont un flic et ses parents chez qui elle se réfugierait parfois.
Peyrine n’aurait peur de rien.
Le personnage était né, il fallait l’occuper.
Le roman est écrit au présent et à la première personne, c’est elle qui raconte l’histoire, une histoire dans laquelle on ne trouve pas ou peu de crime de sang ni de fusillades interminables. Les affaires dont elle s’occupe sont des affaires relativement banales au départ, bien entendu elles dégénèrent rapidement.
« Peyrine Forestier détective privé » est une collection de roman dit « de gare », des ouvrages de poche qui doivent se lire le temps d’un voyage.
Le premier, Un peu de mauvais sang, raconte sa première véritable affaire, son client, Monsieur Cagoulet, lui demande de retrouver une canne précieuse, le contrat est simple, mais ce n’est que le premier rouage d’une enquête qui va s’avérer nerveuse et douloureuse.
Le second, à paraître vieilles pierres et vieux os est une chasse au fantôme qui s’étale du Bourbonnais à l’Estaque.
Le troisième débute au Portugal puis se poursuit dans la Drôme et le Biterrois… le rythme de sortie est de trois ouvrages par an.
Je n’avais pas envie de créer un oiseau de nuit, que l’on trouve au coin d’un zinc poisseux, qui sent la clope et qui rejoint un appartement glacé et sombre, j’avais envie d’un personnage qui ressemble à ceux que l’on croise tout les jours, avec qui on boit un café, qui a des problèmes avec sa bagnole ou son banquier.
Je voulais aussi que les actions se situent dans des lieux réels avec des protagonistes parfois existants ; j’aime l’idée que l’on puisse rencontrer Peyrine dans la rue, surtout depuis qu’une commerçante de l’Isère a affirmé l’avoir fait …ce qui est une récompense.
Pour le premier j’ai écrit une trame, que j’ai développé, mais a ce jour, je n’écris que quelque lignes pour lancer l’intrigue et laisse le personnage faire à sa guise. Peyrine ne prends pas forcément les décisions que je prendrais et nous sommes assez différents, de cette manière elle vit sa vie à sa guise.
Je rencontre beaucoup de gens et souvent, ces héros anonymes me racontent des histoires, en prenant la peau de Peyrine, je me dis que cela pourrait faire une entame de roman que je mets ensuite à ma sauce, j’imagine ce que serait devenue leurs histoires si ils avaient pris une décision différente.
Ainsi est née Peyrine, et j’espère qu’elle vivra longtemps, le seul vrai maître des écrivains en décidera : le lecteur.

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