2 septembre 2014

LES ACTEURS DU NOIR ONT CARTE BLANCHE

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Paris la nuit par Jérémie Guez

Paris la nuit par Jérémie Guez

Ecrire sur mon premier roman… l’idée m’enchante, mais je rame.
J’ai donc cherché l’origine, ce que je voulais en commençant à écrire. En fait, pas grand-chose. Seulement écrire l’histoire d’un type et de ses potes. C’est con hein ?
L’histoire d’Abraham. « Le père d’une foule », le meneur d’hommes ? Noooon !
Juste un type qui traîne au Nord de Paris, dans des zones en sursis, qui seront bientôt aussi aseptisées que le reste de la capitale. Il deale un peu, ça le rendra pas millionnaire, ça règle juste sa conso personnelle et c’est déjà pas mal. Une parfaite inertie.
Alors pourquoi ça bascule à un moment ? Ce n’est pas seulement à cause de l’argent. Il y autre chose. Dur de savoir ce que c’est mais putain, on sent qu’il y autre chose.
Je voulais écrire un truc simple, sur un type qui a peur, qui choisit la violence pour que ses angoisses cessent. Et qui n’a pas d’excuse. Il choisit et puis c’est tout.
Je voulais être proche de ça : du personnage, de ses vertiges, de son attachement à son meilleur pote, à son quartier, à la défonce. Essayer d’effleurer ses obsessions, pour tutoyer l’incompréhensible, jusqu’à être pris des mêmes vertiges qu’Abraham et finir par céder à la seule raison du fait. Accompagner cette recherche du bonheur dans le crime, cette envie d’allumer le brasier de ses mains pour éviter qu’un autre le fasse, quitte à brûler.
Très vite, j’ai envie d’inscrire le livre dans un triptyque parisien, pour multiplier les situations, me mettre dans la tête d’autres types, devenir cinglé avec eux.
Je travaille actuellement sur le deuxième volet.

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