31 juillet 2014

LES ACTEURS DU NOIR ONT CARTE BLANCHE

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Psychose au 36 par Hervé Jourdain

Psychose au 36 par Hervé Jourdain

On ne sort pas indemne d’une expérience de quelques années à la Brigade des mineurs. Les miennes, au début des années 2000, ont été riches d’enseignements dans le domaine de la perversité et de la souffrance. C’est sous l’angle du polar et dans la peau d’une jeune gardienne de la Paix sortie d’école que je tenais à aborder cette thématique. Nul besoin de noircir le trait : la complexité des affaires, les témoignages parfois alambiqués, la détresse des victimes et le vice de certains mis en cause provoquent nécessairement des sentiments intenses et confus, dans un domaine où la morale vient souvent suppléer le droit.

Si mon premier roman, Sang d’encre au 36, entendait présenter de l’intérieur le fonctionnement d’un groupe de la Crim’, Psychose au 36 est tout autre. L’intrigue, plantée au cœur de la capitale, fait la part belle à la vengeance. La vengeance d’une femme à l’égard d’une enquêtrice qui couche son quotidien sur un cahier intime au titre de sa thérapie.

Fruit de plusieurs histoires vraies, ce polar reste avant tout une fiction. Voici comment je m’en explique, en partie, dans mes remerciements : Ce livre est une fiction. Les personnages et événements mis en scène sont les purs produits de mon imagination. Pour autant, aucune de ces lignes n’aurait été écrite si je n’avais pas croisé la route de la police judiciaire en 2001, ce qui me permet de teinter certains décors, usages et enquêtes d’authenticité. Au fil des mois j’y ai découvert une deuxième famille, composée d’hommes et de femmes passionnés, disponibles et expérimentés. Je les ai longtemps observés, je les ai souvent jalousés. Et puis j’ai pris le pas, me lançant en solo dans des affaires complexes, parfois inextricables, avec une ténacité propre à masquer les doutes qui m’assaillaient.

Mon odyssée m’a permis de croiser plusieurs « Charlotte », quelques « Chantal », et de trop nombreux prédateurs. L’écriture, que je découvrais, et la course à pied m’ont alors apaisé. J’y ai également croisé une jeune fille prénommée Éléna qui avait l’âge de mon fils aîné. J’ai souvent pensé à elle en rédigeant le cahier intime. Parfois j’aimerais savoir ce qu’elle devient. Mais c’est avant tout à mes anciens collègues que je dédie ce roman. Parmi eux, j’ai une pensée toute particulière pour Estelle, Laurent, Patrick et Bertrand qui ont soulagé mon quotidien durant de longues années.[…]

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