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Le crépuscule des hyènes par John C. Patrick

Le crépuscule des hyènes par John C. Patrick

L’édition de ce roman – le quatrième – est pour moi l’occasion de revisiter les thèmes évoqués dans celui-ci, car il a connu une longue période de demi-vie dans les limbes depuis que la maison d’édition qui l’avait accepté a coulé corps et biens.
Dans « Le crépuscule des hyènes », j’ai voulu revenir – comme thème central du roman – sur un épisode méconnu de l’Histoire du XXe siècle, voire occulté pendant de nombreuses années. Il s’agit de la mise en place de filières d’exfiltration de criminels de guerre-nazis et autres – par le Vatican, avec l’assentiment et la complicité des services secrets occidentaux ( S D E C E – M I 6 – O S S devenue C I A ), appelés « Ratlines ».
A ma connaissance – outre les ouvrages historiques, peu nombreux, tel celui de John Loftus « Des nazis au Vatican » – ce thème a été peu abordé, sauf d’une belle manière par D. Easterman dans un roman « Le testament de Judas ».
Des thèmes adjacents sont évoqués, à savoir les « Krizaris » de Ante Pavelitch et la saga du prince Turkul, un des plus grands espions du XXe siècle. Cet espion qui infiltra, pour le compte du G R U, tous les services secrets occidentaux – avant et après-guerre – était la taupe qui dévoila à ses maîtres le secret des Ratlines.
Le roman aborde aussi ces heures sombres de notre histoire hexagonale avec l’évocation du célèbre « marché noir » créé lors de l’Occupation. Là encore la mémoire collective ne conserve qu’une image – celle de profiteurs de guerre qui s’enrichirent de manière scandaleuse – certes véridique, mais singulièrement réductrice, de ce phénomène qui connut une ampleur considérable sous l’égide des Allemands qui mirent en place un fabuleux instrument de pillage. Je pense en effet que l’histoire de Szkolnikoff, un juif,( oui ! ), prince de ce marché parallèle, (celui des bureaux d’achat mis en place par l’occupant), qui traversa comme un météore cette période en fréquentant le gratin de la SS, mérite d’être connue.
Le personnage principal du roman est confronté aux séquelles de cette Histoire trouble, sans percevoir au départ qu’il est manipulé par un maître de l’ombre qui, lui, a vécu cette période et depuis poursuit des buts mystérieux.
L’aventure vécue par le personnage principal -Raúl da Silva – est aussi pour moi l’occasion d’évoquer, brièvement, à travers son passé, deux moments de l’Histoire plus récente.
Le premier concerne le coup d’état de Pinochet au Chili et le second, la guerre civile dans l’ex-Yougoslavie et notamment les horreurs de l’épuration religieuse en Bosnie-Herzégovine. (Je préfère l’emploi de de terme à celui d’ethnique souvent utilisé, car tous les protagonistes parlent la même langue : le serbo-croate.)
Victime du Destin et tenaillé par un profond sentiment de culpabilité, da Silva verra ses cauchemars redevenir réalité mais saura faire face et exorcisera ses démons.
J’éprouve un intérêt particulier pour un des protagonistes du roman qui commence sa vie de personnage récurrent (car il apparut dans le précédent : « L’ombre de Némésis »), le dénommé Sombart. Il est l’homme de l’ombre, le montreur de marionnettes, le « Deus ex machina ». Il sera à nouveau un des personnages d’un futur roman en cours d’écriture.
Ici, le premier chapitre le montre aux prises en 1944 avec les scories de l’Occupation : le pillage des trésors artistiques et les réseaux d’évasion des « collabos » organisés en France par certains éléments de l’Église catholique.
Aux lecteurs de juger la pertinence des choix que j’ai fait.

Trailer :

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Un commentaire

  1. Je suis un peu en colère.J’ai fait la découverte ce clip (surtout à la 2eme) : http://www.dailymotion.com/video/xpgwm9_nutelle-moi-une-derniere-fois-les-rois-de-la-suede_musik . Quelle honte ! Pourquoi donc rabaisser Jésus-Christ comme cela ? Quoi faire ?

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