25 juillet 2014

LES ACTEURS DU NOIR ONT CARTE BLANCHE

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Léo prat et la forme blanche par Bernard Vitiello

Léo prat et la forme blanche par Bernard Vitiello

Explorer toutes les déclinaisons de la littérature noire, tel est mon but et mon (bon) plaisir, moi qui viens de la poésie et qui y reste.
Dans Noir Divan, je fais un clin d’œil à nos glorieux ancêtres du polar « urbain », Chase, Chandler and co.
Avec mon tout dernier Léo Prat et la Forme blanche, vive le polar fantastique ! Et voilà que, déjà, j’attaque un thriller (Mauvais garçons !) tout en mitonnant une nouvelle. Bref…

Retour à la case « Léo », du fantastique donc, moi qui ne suis ni un auteur ni un lecteur du genre. Mais on ne choisit pas toujours. Côté genèse, ce souvenir de gosse glissé dans une conversation de grands : Voyage autour de ma chambre, signé Xavier de Maistre. À lui seul, le titre bousculait toutes mes conceptions sur l’homme, il bousculait les maigres lois de la physique que j’avais tant bien que mal assimilées… Je me concevais Tom Pouce pas plus haut qu’une pomme d’api, entendez vous ?! Ma chambre au réveil était un fabuleux terrain d’aventure !
Un demi-siècle plus tard, je cherchais une explication scientifique, et le pire, c’est que je finirais par la trouver… Deux psychiatres psychanalystes m’ont ainsi appris que des neurobiologistes travaillent sur mon hypothèse depuis un bout de temps.
Et cette « Forme blanche » ? me direz-vous. Réponse : un « phénomène » qui nous a VRAIMENT traversés, ma compagne et moi, « l’expérience la plus extraordinaire, la plus terrifiante que l’espèce humaine eût jamais vécue ».

Il ne me restait plus qu’à dérouler mon « voyage » et notre « phénomène » sur une trame romanesque. Léo Prat et la Forme blanche… Ici, réalité et fiction se croisent, se percutent, se parasitent, l’une nourrit l’autre et vice versa, une sorte de banquet du diable.
La réalité ? Trois femmes, trois meurtres, l’abominable rituel d’un serial killer que Léo et Léa Prat + Ned le chat vont vite trop vite trouver sur leur route. Vite très vite également, j’ai compris que l’intrusion d’un tueur en série n’était pas un simple artifice, un alibi. Souvenez-vous… « La terre est bleue comme une orange » écrivait Paul Éluard. Un paquet d’années plus tard, le premier homme expédié dans la lune témoignera que, vue de loin, notre petite boule est de facto « bleue ».

La poésie, le polar, les techniques, la science, il n’existe pas de frontières pour l’esprit, pas de petites boîtes, la « pensée à tiroirs » est une invention d’insuffisants !

Un commentaire

  1. « Léo Prat et la Forme blanche » de Bernard Vitiello, vient d’obtenir le Prix Rayon du Polar.

    Une bonne année à tous !

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