25 juillet 2014

LES ACTEURS DU NOIR ONT CARTE BLANCHE

ACTUALITÉS
La zygène de la filipendule par Ricardo Salvador

La zygène de la filipendule par Ricardo Salvador

Les clés du roman policier sont répertoriées, un crime de préférence horrible, perpétré par un individu diabolique et son arme du crime subséquente, un mobile, un alibi. Sur ces éléments établis, vient ensuite se greffer l’enquêteur, en général un policier, journaliste, détective, bref, un fouineur, le plus souvent doué d’une intelligence ou d’un esprit de déduction hors du commun. Le polar, c’est du concret, du sérieux, on ne rigole pas avec les principes de base.

Cependant, ceux qui ont lu mon premier roman Les gens sont méchants savent déjà que mes clés à moi, ce sont avant tout l’humour, l’ironie, et puis avouons-le, le cynisme, et que j’ai tendance à tourner, un peu, beaucoup, les événements en dérision, à tordre le cou aux codes aussi facilement que mon criminel tord le cou de ses victimes.
J’ai donc voulu écrire un VRAI polar avec mes codes personnels, un polar dont la ressource principale serait le rire, un rire souvent grinçant, caustique, chlorhydrique. (un rire de sociopathe dirait mon éditeur)
Comment concilier le très sérieux roman policier avec l’humour, l’ironie, bref avec le « pas sérieux ? »
C’est simple, on garde les mêmes clés mais on les tord dans tous les sens.
Des crimes rigolos, des criminels stupides, des armes du crime insensées, des policiers demeurés, un médecin-légiste déjanté, des suspects qui rivalisent de loufoqueries, le tout, baigné dans une ambiance jubilatoire.
J’ai oublié une chose : je suis fasciné par les animaux, tous les animaux, du ciron comme aurait dit La Fontaine jusqu’à la baleine bleue.
Alors j’ai mis plein d’animaux dans mon roman.
Et une zygène? Qu’est-ce que c’est que ça, une zygène?
Vous n’avez qu’à lire ce livre et vous le saurez. Vous pouvez aussi ouvrir un dictionnaire mais cela ne vous dira pas ce que ce truc fabrique dans un roman policier. Et tant que vous êtes à la lettre des « z », vérifiez le mot « zygomatique ».

Le jeu de mots est facile, éculé même, mais si vous confrontez des humains bêtes avec des bêtes intelligentes, qui, croyez-vous, aura le dernier mot ?
Pour répondre à cette question, quel endroit plus approprié qu’un vieux zoo promis à un avenir sombre ? Convoité par des promoteurs qui rêvent, pour faire le bonheur de l’humanité, de déployer leurs armes privilégiées de destruction massive : le béton et les parcs de loisirs.
Un bon plan de reconversion commence par un dépeuplement des lieux, il faut donc se débarrasser des occupants, en l’occurrence, les animaux.
Officiels sans scrupules, vétérinaires véreux, dirigeants corrompus, élus compromis, prévaricateurs pourris, tout le monde s’y colle pour accélérer la manœuvre de nettoyage et s’en mettre plein les poches. Mais les événements tournent mal, un cadavre est retrouvé dans une des cages du zoo, ce qui n’émeut pas grand monde, même pas le commissaire au nom célébrissime, même pas le directeur du zoo, plutôt résigné mais pas mécontent de la tournure de l’affaire, même pas les multiples employés, tous plus déjantés les uns que les autres, et encore moins les animaux, parfois inquiétants mais résolument rigolards, en particulier Albert-Albert, un orang-outang surdoué et farceur.
Beaucoup de monde dans cette histoire, un monde fou devrais-je dire, pour déclencher des fous rires.
Bref, un polar animalier, donc poilant. Ou dé-zoo-pilant, si vous préférez.

Trailer du roman :

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>