29 août 2014

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La fille au grain de beauté par Alain Vince

La fille au grain de beauté par Alain Vince

L’idée de La fille au grain de Beauté m’est venue suite à une conversation avec un ami qui me racontait que l’un de ses copains de fac avait bifurqué de ses études de droit pour devenir détective privé et qu’il passait le plus clair de son temps à pister, pour le compte d’employeurs ou d’organismes sociaux, les salariés indélicats qui cherchaient à profiter du système, ou, scandale absolu, tirer au flanc.
A priori, le métier semblait avoir changé, et pas qu’en bien, et par respect pour Philip Marlowe, Sam Spade, Nicholas Placard ou Gabriel Lecouvreur, il fallait bien faire quelque chose.

Je suis donc parti de la situation classique du « Privé » qui voit arriver un soir une belle et pulpeuse nana qui le met sur un coup fumant, comme « retrouvez-moi mon cher mari disparu, voilà 2000 dollars comme avance”. Mais moi, c’est précisément là, où j’ai aussi bifurqué dans mon histoire, car la fille en question, au lieu de jouer du popotin et de laisser entrevoir un supplément en nature au héros, lui assène un coup de sac dans la gueule en le traitant de connard et d’assassin. Pour alourdir le sac, la fille y avait placé un réveil, et c’est vraiment ce qu’il va se passer. Le détective, qui s’appelle Jérémy Bast, va se réveiller, va prendre conscience de la vacuité de son travail, et se mettre en quête de retrouver la fille, dont il ne connaît qu’un magnifique « Grain de beauté » sur le genou gauche. Et ce grain de beauté va le mener jusqu’au bout de lui-même et lui offrir une plongée dans les tréfonds d’un monde où il n’était qu’un délateur zélé marchant à l’honoraire.

A travers cette histoire, j’ai voulu explorer le thème de l’intelligence économique, c’est à dire la guerre impitoyable que se font les entreprises pour asseoir de nouveaux profits, en utilisant les services des Agents privés de recherches, ex détectives privés, qui ne sont plus ce qu’ils étaient, du moins du temps où ils défendaient le faible contre le puissant. Aujourd’hui, hélas, nombre d’entre eux sont du côté du manche et se font complices des coups sur la tête donnés au quidam. J’aborde également un sujet qui devrait avoir un avenir dans le roman noir, c’est celui du stress au travail, l’aliénation du salarié, et ses funestes conséquences.
Comme le dit mon éditeur Dominique Poisson chez Terre de Brume, ce roman offre sur un rythme effréné, une vision caustique de notre monde, où les bons et les méchants ne sont plus ce qu’ils étaient.

La fille au grain de Beauté est mon cinquième roman.
Il se distingue en genre du précédent, la Remontée de la civelle, lequel dénotait, déjà, de Cinq nazes en Brière, un roman noir dont l’ambiance n’avait rien à voir avec Haro sur le clown, qui lui même était différent de celui par lequel tout a commencé, Le Raisiné sur le P’tit Lu.
Tous ces romans étant édités chez Terre de Brume.

Un commentaire

  1. J’aime beaucoup l’histoire! Les personnages principaux sont attachants ou détestables à souhait. Ils sont bien campés. Le rythme des dialogues est bien soutenu et l’histoire est très actuelle.
    Alain Vince est un auteur que je viens de découvrir et je me précipite sur ses précédents romans!!

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