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	<title>Livresque du Noir</title>
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	<description>Les acteurs du Noir ont carte blanche</description>
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		<title>Une femme seule par Marie Vindy</title>
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		<pubDate>Tue, 29 May 2012 11:33:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le proprio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Marie Vindy]]></category>
		<category><![CDATA[Pitch d'auteurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme pour la plupart de mes romans, j’ai construit Une femme seule autour d’un personnage central. Le postulat était simple : mettre en scène le destin d’une femme, Marianne Gil, qui a choisi de s’isoler dans une maison au milieu des bois (l’Ermitage), pour écrire, avec ses chevaux pour seule compagnie. Il s’agissait pour moi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme pour la plupart de mes romans, j’ai construit <em>Une femme seule</em> autour d’un personnage central. Le postulat était simple : mettre en scène le destin d’une femme, Marianne Gil, qui a choisi de s’isoler dans une maison au milieu des bois (l’Ermitage), pour écrire, avec ses chevaux pour seule compagnie. Il s’agissait pour moi d’une expérience mentale, la mise en scène d’un fantasme de liberté, d’indépendance et surtout de solitude. Je voulais bien sûr me jouer de cette femme qui a tout quitté et explorer les raisons qui l’ont poussé à le faire.</p>
<p>Le départ de l’intrigue : le corps d’une jeune femme retrouvé sur la propriété de Marianne.</p>
<p>La nature (ou plutôt la campagne), les chevaux, le besoin de solitude et d’introspection, sont évidemment des éléments qui me sont proches. Le paysage est le lieu de pérégrinations, autant physiques que mentales. L’environnement est perçu comme une métaphore des angoisses de l’héroïne. Le gendarme Francis Humbert, chargé de l’enquête, tourne autour de l’Ermitage, arpentant les bois et se confronte à cette nature isolée, et se rapproche de Marianne, pendant que les investigations se poursuivent ailleurs, dans le passé.</p>
<p>C’est en m’intéressant aux tueurs en série français qu’un personnage de gendarme s’est imposé. Que ce soit Emile Louis poursuivit par le gendarme Christian Jambert, l’adjudant-chef Pierre Chanal par le gendarme Jean-Marie Tarbes (entres autres enquêteurs), Patrice Alègre par Michel Roussel, et pour finir, la figure qui m’a semblé la plus emblématique est sans doute, dans l’affaire Francis Heaulme, le gendarme Jean-François Abgrall, aujourd’hui démissionné de la gendarmerie et enquêteur privé. Tous ces exemples ont de nombreux points communs : la poursuite d’une quête tout d’abord. En démarrant une enquête sur un homicide, ces hommes se sont vite rendu compte qu’il y avait en réalité d’autres meurtres commis par le même tueur. Dans tous les cas cités la traque durera au moins une dizaine d’années voir beaucoup plus et ont transformé la vie de ces gendarmes.</p>
<p>J’ai trouvé tant de points communs dans leurs parcours : le contact avec les proches de victimes, des enquêtes qui démarrent avec des cellules importantes pour finir plusieurs années après avec un seul homme, un seul gendarme, qui continue envers et contre tous sa quête… jusqu’à être lâché par sa hiérarchie ou « suicidé » dans des circonstances plus que suspectes comme pour Jambert.</p>
<p>Je me suis inspiré de leurs témoignages, ou d’ouvrages écrits sur le sujet (Les Disparus de l’Yonne par Corinne Herrmann, et les livres publiés sous leurs propres noms pour Abgrall, Roussel ou Tarbes) pour construire mon personnage de gendarme enquêteur : Francis Humbert.</p>
<p>Le propre du gendarme est qu’il enquête la plupart du temps en zone rurale. Ce n’est plus alors la ville, la citée qui est mise en avant, mais nos campagnes, plus ou moins reculées, et plus ou moins rurbaines… Une particularité qui permet également de faire, d’une enquête à une autre, se déplacer le héros d’une région à une autre ou dans des contextes différents.</p>
<p>Francis Humbert emprunte à tous ces hommes. Il est divorcé, vit dans une caserne de gendarmerie. Il est militaire, il a une certaine conception de sa mission, il est « droit dans ses bottes ». Mais c’est également un homme avec toutes ses contradictions et ses points faibles. Dans <em>Une femme seule</em>, ce point faible se nomme Marianne…</p>
<span class="sfforumlink"><a href="http://www.livresque-du-noir.fr/forum/les-romans-pitches/une-femme-seule-par-marie-vindy/"><img src="http://www.livresque-du-noir.fr/wp-content/plugins/simple-forum/styles/icons/default/bloglink.png" alt="" /> Rejoindre le forum de discussion</a></span>]]></content:encoded>
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		<title>Résultat du concours de nouvelles &#8211; Livresque du ristretto</title>
		<link>http://www.livresque-du-noir.fr/2012/05/resultat-du-concours-de-nouvelles-livresque-du-ristretto/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 May 2012 11:03:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le proprio</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le concours de nouvelles s&#8217;est achevé le 30 avril 2012 en se révélant loin d&#8217;être un franc succès puisqu&#8217;il n&#8217;a été enregistré que 6 participations. Nul doute que le concept sera à revoir afin de susciter davantage d&#8217;engouement lors des futurs concours. Pour rappel, vous pouvez consulter les contraintes qui étaient fixées aux participants sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le concours de nouvelles s&#8217;est achevé le 30 avril 2012 en se révélant loin d&#8217;être un franc succès puisqu&#8217;il n&#8217;a été enregistré que 6 participations.</p>
<p>Nul doute que le concept sera à revoir afin de susciter davantage d&#8217;engouement lors des futurs concours.</p>
<p>Pour rappel, vous pouvez consulter les contraintes qui étaient fixées aux participants <a href="http://www.livresque-du-noir.fr/2012/04/concours-de-nouvelles-livresque-du-ristretto/" title="Concours de nouvelles – Livresque du ristretto">sur cette page</a>. </p>
<p>Voici le classement qui ressort des notations établies par le comité de lecture.</p>
<div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><strong>1er  &#8211; &laquo;&nbsp;Je reviendrai ou pas&nbsp;&raquo; &#8211; Note : 6,2/10</strong><br/>
 2ème &#8211; &laquo;&nbsp;Renaissance&nbsp;&raquo; &#8211; Note : 6,05/10<br/>
 3ème &#8211; &laquo;&nbsp;Tarnac&nbsp;&raquo; &#8211; Note : 5,7/10<br/>
 4ème &#8211; &laquo;&nbsp;CDI de sang&nbsp;&raquo; &#8211; Note : 5,4/10<br/>
 5ème &#8211; &laquo;&nbsp;Morgane&nbsp;&raquo; &#8211; Note : 4,85/10<br/>
 6ème &#8211; &laquo;&nbsp;Entre chien et loup&nbsp;&raquo; &#8211; Note : 4,8/10</div></div>
<p>Félicitations à <strong>Frédéric Schweyer</strong> pour sa nouvelle &laquo;&nbsp;Je reviendrai ou pas&nbsp;&raquo; qui remporte le concours.</p>
<p>Pour la découvrir, il vous suffit de cliquer <a href='http://www.livresque-du-noir.fr/wp-content/uploads/2012/05/Je-reviendrai-ou-pas.doc'>sur ce lien.</a></p>
<p>Merci aux participants et à très bientôt pour une prochaine édition.</p>
<p>Livresquement vôtre.</p>
<p>Le proprio</p>
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		<title>Les soldats de papier par Marc Charuel</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 16:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le proprio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Marc Charuel]]></category>
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		<description><![CDATA[On dit que l’appétit vient en mangeant, c’est vérifié avec mon deuxième thriller. Je n’ai eu de cesse de le terminer pour démarrer le troisième. J’ai découvert que j’étais devenu accro à raconter des histoires… J’aurais dû m’en douter, puisque aussi loin que je remonte dans le temps, j’ai le souvenir d’avoir toujours voulu le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On dit que l’appétit vient en mangeant, c’est vérifié avec mon deuxième thriller. Je n’ai eu de cesse de le terminer pour démarrer le troisième. J’ai découvert que j’étais devenu accro à raconter des histoires… J’aurais dû m’en douter, puisque aussi loin que je remonte dans le temps, j’ai le souvenir d’avoir toujours voulu le faire.  Je n’arrive toujours pas à comprendre comment j’ai pu attendre si longtemps. Peut-être l’idée de signer un roman me bloquait-elle ? Je n’avais eu aucun problème à écrire des documents politiques, mais je dois avouer que la perspective de passer à la fiction m’effrayait vraiment. Cette idée de pouvoir plancher pendant des centaines d’heures sur un manuscrit pour s’apercevoir <em>in fine</em> que ce qu’on a rédigé ne vaut pas un clou !</p>
<p>Contrairement à d’autres auteurs, ce n’est pas la recherche du sujet qui fait problème. Au jour d’aujourd’hui, j’ai envie d’écrire une dizaine de livres. J’en ai déjà l’idée. Pour certains, le scénario précis. J’ai même réfléchi aux personnages, et je dois dire que tout ce petit monde me harcèle parfois. En tout cas davantage et plus souvent que les héros du texte sur lequel je suis en train de travailler. Je dirais que mon vrai problème est de rester zen face à cela. Même si je sais que certaines idées seront balayées par le temps. Je me réveille un jour en me disant que cela ne me correspond pas et que je n’en ferai pas un bon livre. </p>
<p>Il suffit de peu de choses pour faire naître en moi l’idée et l’envie d’un récit : une brève dans un journal, une conversation dans un café, une image entrevue à la télévision, ou parfois un rêve ou un cauchemar. C’est toujours bref, mais toujours déterminant. Après, je prends le temps pour décider d’une échelle de valeurs ou d’importance de ces sujets. C’est exactement ce qui s’est passé avec le thème de mon dernier livre, <em>Les soldats de papier</em>. J’avais déjà proposé autre chose à mon éditeur, puis, pour une raison X, j’ai repensé aux disparus de Mourmelon et j’ai très vite compris que je devais m’atteler à cette histoire tragique sans plus attendre. En plus, j’avais sous la main une documentation extraordinaire, et la connaissance plutôt bien maîtrisée du monde militaire et des endroits où je pouvais situer le roman. Le pitch était trouvé, il fallait ensuite bâtir l’intrigue. Et mon problème est que je fais cela à la manière d’un jeu de Légos. Pièce par pièce. De façon très précise. Sans rien laisser au hasard. Autant dire qu’il faut, avant d’avoir seulement le sentiment que ça fonctionne, beaucoup s’interroger, beaucoup chercher, beaucoup refaire. </p>
<p>Je ne voulais surtout pas enfermer le lecteur dans une problématique exclusivement militaire. L’armée devait simplement être le décor du roman. Le prétexte. J’ai donc inventé un personnage à la fois civil et militaire, un réserviste, dont le rôle dont le rôle et l’action se situent à la frontière des deux mondes.</p>
<p>Je pense pouvoir dire que ce dernier livre s’est fait tout seul. Bien sûr il y a des influences, mais je n’ai pas cherché à faire du Ellroy ou du Lehane. Peut-être le point commun est-il le côté désespéré du récit. On est dans du roman noir. Très noir. Où rien ni personne ne trouve de salut. C’est une sorte de livre sur le mal absolu. Je lis des écrivains qui me fascinent pour leur facilité à aborder la part d’ombre de l’homme, j’y réfléchis, je digère, puis je me tourne vers mes expériences personnelles. Ensuite, comme je le disais tout à l’heure, je construis mon jeu de Légos. J’ouvre ma soupape de sécurité, je vois ce qui apparaît et j’écris.</p>
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		<title>Derrière la haine par Barbara Abel</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 07:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le proprio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Barbara Abel]]></category>
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		<category><![CDATA[Céline Thoulouze]]></category>
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		<description><![CDATA[Derrière la haine, ce fut d’abord une idée. Le genre d’idée qui fait que mon cœur s’emballe, je sens, je sais qu’il se passe quelque chose, je tiens un truc, ça vaut la peine de creuser. Je me lève, je tourne en rond, ça m’énerve. Après… Après il faut que je parvienne à la formuler, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Derrière la haine</em>, ce fut d’abord une idée. Le genre d’idée qui fait que mon cœur s’emballe, je sens, je sais qu’il se passe quelque chose, je tiens un truc, ça vaut la peine de creuser. Je me lève, je tourne en rond, ça m’énerve. Après… Après il faut que je parvienne à la formuler, par écrit c’est mieux, ça me permet de mettre les choses à plat et vérifier si, VRAIMENT, c’est une bonne idée. Il faut que j’en sois convaincue parce que je m’apprête à passer – minimum ! – une année avec cette histoire ; alors si ça ne tient pas la route, je vais juste perdre mon temps.<br />
<em>Derrière la haine</em>, c’était une bonne idée. Une sacrée bonne idée.<br />
Je l’ai tout de suite été.<br />
Convaincue.<br />
<em>Derrière la haine</em>, ce furent ensuite des heures, des jours, des nuits à gamberger, à imaginer, à inventer, toutes antennes dehors, à écouter les gens, les musiques aussi, à taper des mots clés sur le Net et lire ce que ça donne, à griffonner des bouts de phrases dans un carnet, à induire, à me tromper, à recommencer, à corriger, à aller voir sur Facebook s’il y a du neuf, à lancer des pistes, à créer des personnages, à les modeler comme ça m’arrange, après tout c’est moi le chef, je fais ce que je veux. Le pied !<br />
Sur ce bouquin-là, j’ai tout fait. Sauf douter.<br />
Sur ce bouquin-là, plus ça avançait, plus je savais que je tenais quelque chose.<br />
Ca n’arrive pas à chaque fois.<br />
<em>Derrière la haine</em>, ce fut une évidence. L’envie de le partager avant même qu’il soit rédiger et d’ailleurs à ce propos, il faudrait peut-être que je m’y mette, à la rédaction.<br />
Et donc, <em>Derrière la haine</em> ce furent des heures d’écriture, pianoter sur mon portable confortablement calée dans le divan de l’atelier, enroulée dans la vieille couverture avec mes clopes et du chocolat à côté de moi.<br />
Il y a pire comme boulot !<br />
<em>Derrière la haine</em>, ce fut ensuite une discussion avec mon éditrice, au téléphone puis dans son bureau, elle adore mais elle est persuadée qu’on peut améliorer la chose, en faisant ci, et puis en faisant ça, et encore ça, et puis ça aussi…<br />
Pffff !<br />
Le pire c’est qu’elle a raison. Parce que si <em>Derrière la haine</em> est ce qu’il est aujourd’hui, c’est aussi grâce à mon éditrice. Merci Céline.<br />
<em>Derrière la haine</em> n’a pas tout de suite été <em>Derrière la haine</em>. Ce fut d’abord <em>L’irréparable</em>, puis <em>Les gens d’à côté</em> mais mon éditrice n’était pas convaincue. Ce fut ensuite <em>Côte à côte</em>, mais là, c’est moi qui n’étais pas convaincue. Peu à peu, il y a eu <em>De l’autre côté de la haine</em>, et enfin <em>Derrière la haine</em>.<br />
<em>Derrière la haine</em> a mis du temps à être <em>Derrière la haine</em>. Mais on a fini par le débusquer.<br />
Enfin, <em>Derrière la haine</em>, ce fut une couvrante. Ma sœur est graphiste, je l’ai mise sur le coup. Elle a tâtonné pendant quelques propositions qui en restèrent avant de trouver celle-là, qu’elle a conçue en cachette : je croyais qu’elle avait abandonné, les dernières propositions ne convenaient pas du tout, elle avait d’autres projets sur le feu. Et puis je reçois un texto de mon éditrice m’informant que la couv’ de ma sœur est acceptée. Je n’y comprends plus rien, de quelle couv’ parle-t-elle ? J’appelle ma sœur et lui fait part de ma perplexité. Elle est aux anges, elle rigole, m’avoue avoir travaillé sur un énième projet sans m’en parler… Bref je suis heureuse d’apprendre que mon roman est désormais affublé d’une couv’.<br />
Je lui demande de me l’envoyer par mail.<br />
Ma sœur est bien embêtée : elle n’est pas au bureau et elle n’a pas repris son portable chez elle. Il faudra que j’attende demain.<br />
Super !<br />
Ca valait le coup d’attendre. Je l’ai découverte le lendemain et je l’ai tout de suite aimée.<br />
Merci Elise. </p>
<p><em>Derrière la haine</em> est enfin ce qu’il est, une histoire béton, un canevas d’une simplicité imparable, un décor, peu de personnages, des pages dont on me dit qu’elles se tournent toutes seules et une fin insoupçonnable. Un bel objet aussi. Un bouquin qui donne envie d’être lu (en toute objectivité !). En tout cas un livre dont je suis fière, et que je peux enfin partager avec vous.</p>
<span class="sfforumlink"><a href="http://www.livresque-du-noir.fr/forum/les-romans-pitches/derri%c3%a8re-la-haine-par-barbara-abel/"><img src="http://www.livresque-du-noir.fr/wp-content/plugins/simple-forum/styles/icons/default/bloglink.png" alt="" /> Rejoindre le forum de discussion</a></span>]]></content:encoded>
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		<title>Prions pour la mort par Olivier Gérard</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 15:05:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le proprio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Olivier Gérard]]></category>
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		<category><![CDATA[réputation]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a Prions et Prions…Prière et Protéine… Aux deux pôles de la vie et de la mort, les homonymes se rejoignent : signe du mal dévorant d’un bord, élan de l’âme vers le divin de l’autre. L’un est-il pas capable de conjurer les ravages de l’autre ? Prière est-elle antidote au déferlement du Mal [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a Prions et Prions…Prière et Protéine… Aux deux pôles de la vie et de la mort, les homonymes se rejoignent : signe du mal dévorant d’un bord, élan de l’âme vers le divin de l’autre. L’un est-il pas capable de conjurer les ravages de l’autre ? Prière est-elle antidote au déferlement du Mal à travers la Planète ?</p>
<p>Comme une semence jetée à l’aventure, une image a généré ce roman : image lue par hasard de ce malheureux agent de change, qui, menacé par la meute de ses créanciers de faillite et de déshonneur, s’est enfui à ski dans la montagne pour traverser la frontière en douce. J’ai longtemps retourné dans ma tête la vision de cet homme maudit et solitaire fuyant au milieu d’un désert de neige…</p>
<p>À la différence de ce pauvre agent de change, Martonne, mon héros, chercheur d’un petit labo indépendant de pharmacie, n’est responsable de rien, ou plutôt si : trop responsable d’une impardonnable prouesse, il a inventé une molécule prodigieuse contre le cancer du poumon qui bouscule les canons de la médecine. Trop de génie inquiète, c’est intolérable et dangereux pour la puissant féodalité du business de la pharmacologie, pour ces quelques puissants laboratoires, mastodontes mondiaux qui pèsent des milliards, et s’épient entre eux, prêts à dévorer les autres, en attendant de s’entredévorer. Le comble, c’est lorsqu’on apprend que Martonne, le génie, n’a pas l’intention de se soumettre et de rentrer dans le rang en cédant son invention à plus puissants que lui, à ces tyrans qui se font fort d’exploiter son médicament-miracle et se pourlèchent d’avance à l’idée du profit juteux qu’ils pourraient en tirer.</p>
<p>Le héros devient donc coupable. Le pire est que, comme beaucoup d’innocents, &#8211; …et je parle d’expérience, m’étant trouvé dans une situation assez similaire &#8211; il finit par se sentir lui-même coupable. Alors, il s’enfuit, lui aussi.</p>
<p>À ce stade, pour ses ennemis il n’est même plus question de crime : il ne s’agit plus, pour la junte de ceux « qui savent et décident », cette caste qui fait et défait les réputations et que connaissent bien tous ceux d’entre nous qui sont contraints de vivre dans l’ombre des puissants &#8211; et parfois des moins puissants -, il ne s’agit plus que de détruire la réputation d’un homme, de l’humilier plus bas que terre, de le livrer à l’opprobre de l’humanité entière, bref, de lui infliger une mort sociale avant de l’acculer à une mort physique, – qu’il finira peut-être par se donner lui-même. Voilà à quoi est livré mon héros.</p>
<p>Dans cette histoire, l’objectif n’est pas seulement de suivre les détours du mécanisme d’une machine infernale, mais aussi de souligner l’ego qui habite les dirigeants – ou dirigeantes &#8211; de certaines officines, et de donner la mesure du délire où conduit  leur culte du moi. Ellsner, chef du deuxième géant mondial de la pharmacie, fascine moins par sa férocité que par sa monomanie. Qui regarde de près aujourd’hui le monde des puissants découvre que ce personnage n’est pas un mythe : une longue fréquentation du milieu de la télévision comme réalisateur et scénariste m’en a offert des modèles criants …</p>
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		<title>De mal à personne par Odile Bouhier</title>
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		<pubDate>Sat, 05 May 2012 20:05:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le proprio</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ecrire est mon métier depuis bientôt 10 ans. Pour l’enquête menée par le commissaire Kolvair et le professeur Salacan dans De mal à personne, je me suis inspirée d’un dessin d’époque (1920) représentant un enfant pendu dans sa cellule de Mettray (colonie pénitentiaire). Le taux de suicide d’enfants enfermés dans ces institutions était catastrophique, leurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ecrire est mon métier depuis bientôt 10 ans.<br />
Pour l’enquête menée par le commissaire Kolvair et le professeur Salacan dans <em>De mal à personne</em>, je me suis inspirée d’un dessin d’époque (1920) représentant un enfant pendu dans sa cellule de Mettray (colonie pénitentiaire). Le taux de suicide d’enfants enfermés dans ces institutions était catastrophique, leurs conditions de vie lamentables ! J’ai gardé ce dessin sous le nez pendant toute mon écriture, ainsi que le rapport d’un médecin légiste concernant un pendu. Vous imaginez comme c’était joyeux !</p>
<p>Je me sens comme un artisan ou un jardinier, qui exigent beaucoup de labeur et de renouvellement. Des années de danse classique et de gymnastique m’ont appris discipline, persévérance et dépassement. L’importance, aussi, de l’échauffement, qui fait qu’on se sent parfois un imposteur. J’adore les randonnées et l’alpinisme : adolescente, je rêvais de devenir guide de haute montagne ! Je n’ai pas d’autre choix que d’être méthodique. Un livre est une obsession qui ne vous lâche pas. Je suis capable de ne voir ni parler à personne pendant plusieurs jours, tant que j’ai ma réserve de tabac, de thé et de yaourts. Construire un récit, l’écrire est une période dont je ne sors pas indemne. Certains auteurs se protégent. Je n’y parviens pas. Pour moi, ce sont des heures d’angoisse et d’énergie dépensée. J’écris huit à 10 heures par jour (ou soir, ou nuit) sept jour sur sept et je déteste être dérangée. Chaque histoire a sa façon d’être racontée et mon travail est aussi de trouver cette meilleure construction possible, quitte à bousculer mon plan de départ. Ca me rappelle le travail du montage d’un film. J’ai l’esprit d’un chercheur. Je ne suis pas dans la complaisance. Mes deux premiers livres ne respectent aucune recette, la prochaine enquête de mes héros sera encore différente. Je suis attachée à mes personnages (heureusement, étant donné le nombre d’heures que je passe en leur compagnie !) Ils m’amusent, me surprennent. Mais m’embarquent parfois dans des limbes que j’aimerais éviter. Lire est une mise en danger. Écrire aussi, me semble-t-il. Après une première version, je coupe, je corrige, j’élague, je déplace, je réécris : tout se transforme.</p>
<p>Dans <em>De mal à personne</em>, l’écriture du chapitre 44 (essentiel d’un point de vue dramatique et émotionnel) a été la plus laborieuse : j’ai repoussé pendant plusieurs jours son échéance. Décrire la découverte d’un enfant qui s’est pendu n’est certes pas une sinécure, mais j’ai déjà écrit bien pire. Pourtant, là, j’avais toujours un autre chapitre à écrire, un second à corriger, le ménage à faire. Et puis il a bien fallu que je m’y colle. Soudain, au milieu de l’écriture de ce suicide, il s’est passé un fait totalement incroyable : j’ai reçu un message téléphonique m’apprenant la tentative de suicide par pendaison de quelqu’un de ma famille ! Il se trouve qu’à l’instar du personnage de mon récit, cette personne bien réelle a elle aussi subi des violences sexuelles, le genre de sujet bien tabou.</p>
<p>Je voudrais parler de la maltraitance des enfants, de cette fameuse loi de 1912 que j’évoque dans mon livre, avec le personnage du juge Puzin : cette loi du 22 juillet 1912 (bientôt centenaire !) permit la création des Tribunaux pour Enfants et dessina la première les contours de la justice des mineurs, aujourd’hui mise sur la touche. On parle beaucoup actuellement des mineurs délinquants, beaucoup moins de ceux qui sont en danger et victimes de violences. Cette loi de 1912 (création des TPE : Tribunaux pour enfants), puis plus tard l’ordonnance de 1945 (création des Juges des Enfants), les concernent pourtant tout autant. D’où le danger du tout répressif et l’importance d’un système éducatif : il est essentiel de ne pas régresser. Mon livre est clair : avant l’application de la loi du 22 juillet 1912 puis l’élaboration de l’ordonnance du 2 février 1945, les colonies pénitentiaires avaient un système militaire inadapté où tous les abus étaient permis. C’est quoi un mineur en danger ? Pourquoi le sujet est-il si difficile à aborder ? Parce que ce sont souvent des violences psychologiques, physiques et sexuelles intra familiales. Ce n’est pas en faisant l’autruche qu’on avancera : le film de Maïwenn (« Polisse »), les témoignages réguliers de Jean-Pierre Rosenczveig (juge des enfants et président du tribunal pour enfants de Bobigny) ou Pierre Joxe sont en cela importants.</p>
<p><em>De mal à personne</em> n’est pas un livre facile, Camus conseillait de se méfier de la facilité. Un livre doit dérouter et, pourquoi pas, frustrer le lecteur d’aujourd’hui, habitué à l’opulence. Je trouve l’école du manque excellente, donc je n’ai pas gardé le chapitre de l’agression du jeune Thibaud, pourtant écrit. J’ai fait le choix (écrire, c’est choisir) de rester avec Kolvair et Salacan lorsqu’ils découvrent le cadavre du jeune enfant suicidé. Au fond, le viol n’est-il pas révélateur de mille autres maux ? Je viens de voir la magnifique exposition de la géniale Artemisia : un coup de poing magistral, je vous assure. Quel extraordinaire traitement de la violence ! La vie, noire et dérisoire, a orienté très jeune mes choix de lectures et de films. Elle est une farce et pour le figurer, quoi de mieux qu’une fiction : littérature, cinéma, télé, faits divers, peinture, musique, théâtre, tout me nourrit. Les divas m’inspirent autant que les putains, les criminels m’intéressent autant que leurs victimes.</p>
<span class="sfforumlink"><a href="http://www.livresque-du-noir.fr/forum/les-romans-pitches/de-mal-%c3%a0-personne-par-odile-bouhier/"><img src="http://www.livresque-du-noir.fr/wp-content/plugins/simple-forum/styles/icons/default/bloglink.png" alt="" /> Rejoindre le forum de discussion</a></span>]]></content:encoded>
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		<title>Les temps qui viennent par Bérengère de Bodinat</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 13:21:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le proprio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bérengère de Bodinat]]></category>
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		<description><![CDATA[J’ai grandi au paradis, pieds nus en Martinique… de retour en France, au Havre, je découvre l’hiver, le froid, une certaine austérité. Exilée du paradis, les livres m’ont sauvée… L’univers était contenu dans les livres, Je lisais sans cesse, avec avidité et bonheur, tout ce qui me tombait sous la main, les classiques, les sagas, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai grandi au paradis, pieds nus en Martinique… de retour en France, au Havre, je découvre l’hiver, le froid, une certaine austérité. Exilée du paradis, les livres m’ont sauvée…<br />
L’univers était contenu dans les livres, Je lisais sans cesse, avec avidité et bonheur, tout ce qui me tombait sous la main, les classiques, les sagas, les romans, les biographies. Les livres interdits. Et la nuit sous mes draps avec une lampe électrique.<br />
Il me fallait du rêve, de l’imaginaire, fan de <em>Dune</em> de Franck Herbert, de Jung, de toute la science fiction et du fantastique, entre Seignolle et Lovecraft, les Grands Initiés, la parapsychologie… Un jour j’achète sur les quais à Paris un <em>Petit Albert</em>, un traité de sorcellerie dont je teste quelques recettes, ma mère le brûle dans la cheminée. Je tombe malade, on m’envoie chez ma grand mère dans le Berry, elle me raconte des histoires de sorcellerie, les cochons sur le toit de la grange de la ferme d’oncle Louis, les hordes de centaines de chats noirs escortant le traîneau du docteur la nuit d’hiver dans les Vosges, le follet qui hante la Chassignolle. Je parle aux libellules, aux grenouilles, aux oiseaux. Je remplis ma chambre de fleurs, chambre funéraire, et dors la fenêtre ouverte à la pleine lune. Un oncle polytechnicien photographie les auras des plantes dans sa cave, mon grand père médecin ne se sépare pas de son pendule, l’invisible se manifeste partout, magie et science se rejoignent, je suis entourée de synchronicités, de coïncidences, de rencontres étonnantes.<br />
Rien ne m’est plus naturel que le surnaturel.<br />
Je jette des notes sur des carnets, des feuilles volantes, qui se multiplient. J’explore l’irrationnel dans ma vie, dans les livres, sur internet… je m’y plonge comme si ma vie en dépendait. </p>
<p>Publicité, cinéma, télévision, après quelques escapades au bout du monde, un étrange destin me pousse vers des milieux aux antipodes de mes aspirations, où je me montre efficace mais étonnée : qu’est ce que je fais là ? Pour quelle raison me retrouvais-je au coeur d’une chaîne de télévision alors que je ne veux pas la télévision chez moi ? Je joue le jeu, mais en parallèle je continue mes recherches sur tout ce qui va à l’encontre de la pensée unique.<br />
Les prédictions pour les temps à venir, mayas, hopis, aborigènes et autres resurgissent, et voilà que me tombent dessus les Prophéties de Jean de Jérusalem, <em>« quand viendra l’an mille après l’an mille… »</em>… L’an mille après l’an mille, mais c’est maintenant !</p>
<p>… Les scientifiques s’y mettent aussi, l’énergie du point zéro, les furies du soleil, les prévisions de la NASA, tout converge vers 2012-2015. L’urgence me saisit, je quitte les médias pour écrire. Un roman. Une fiction, un livre dans lequel on entre pour ne plus le quitter jusqu’à la dernière page. <em>Les Temps qui viennent</em>.<br />
Un  livre habité, une transmission, une empreinte… des pensées qui voyagent sur l’immense maillage énergétique de la fréquence humaine. </p>
<p>Partant de la scène initiale, le meurtre rituel d’une jeune femme en robe du soir, entourée de gerbes de lys, attachée au treizième pilier du tunnel de l’Alma, l’histoire passe par la narratrice, Arielle, qui avance dans l’énigme avec sa perception du monde singulière, attentive aux signes et aux manifestations de l’invisible… avec en contrepoint le pragmatisme de son coéquipier Dante, scientifique peu à peu contaminé par l’irrationnel… </p>
<p>Tout ce dont traite ce roman prend racine dans la réalité, dans les articles des journaux, les avancées de la génétique, la physique quantique rejoint l’ésotérisme, la manipulation mentale, la psychiatrie, les sociétés initiatiques, les services secrets… tout est lié, chaque pièce du grand puzzle prend sa place pour former une image… étonnante !</p>
<p>Visiter <a href="http://www.lestempsquiviennent.com ">le site du roman</a></p>
<span class="sfforumlink"><a href="http://www.livresque-du-noir.fr/forum/les-romans-pitches/les-temps-qui-viennent-par-b%c3%a9reng%c3%a8re-de-bodinat/"><img src="http://www.livresque-du-noir.fr/wp-content/plugins/simple-forum/styles/icons/default/bloglink.png" alt="" /> Rejoindre le forum de discussion</a></span>]]></content:encoded>
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		<title>Le Roi Lézard par Dominique Sylvain</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 12:46:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le proprio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dominique Sylvain]]></category>
		<category><![CDATA[Pitch d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[70]]></category>
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		<category><![CDATA[rythme]]></category>
		<category><![CDATA[travestis]]></category>
		<category><![CDATA[Viviane Hamy]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Roi Lézard est une réécriture de Travestis (publié en 1998) mais c’est surtout un nouveau roman, avec une intrigue complètement remaniée, et un style retravaillé jusqu’à la moindre virgule. Seule la partie concernant Wlad, le tueur de la mafia russe, conserve le scénario d’origine. J’avais décidé de réécrire mes trois premiers romans (Baka !, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Roi Lézard</em> est une réécriture de <em>Travestis</em> (publié en 1998) mais c’est surtout un nouveau roman, avec une intrigue complètement remaniée, et un style retravaillé jusqu’à la moindre virgule. Seule la partie concernant Wlad, le tueur de la mafia russe, conserve le scénario d’origine. J’avais décidé de réécrire mes trois premiers romans (<em>Baka !</em>, <em>Sœurs de sang</em>, <em>Travestis</em>). C’est chose faite. <em>Le Roi Lézard</em> sera ma dernière réécriture, c’est promis. Je n’ai pas renié mes premiers travaux, mais considère qu’ils n’étaient pas aboutis. À présent, je me sens comme la voyageuse qui a rangé sa maison avant de prendre la route. D’ailleurs <em>Le Roi Lézard</em> a dormi plus de deux ans dans le tiroir de mon éditeur avant d’être publié (je l’ai écrit il y a trois ans, en fait), et j’ai écrit entre-temps <a href="http://www.livresque-du-noir.fr/2011/01/guerre-sale-par-dominique-sylvain/" title="Guerre sale par Dominique Sylvain">Guerre sale</a> et la suite, <em>L’Archange du chaos</em> (à paraître en 2013). Deux romans très différents.</p>
<p><em>Le Roi Lézard</em>, c’est la logique de <em>Travestis</em> poussée jusqu’au bout. C’est aussi la mise en pratique de tout ce que j’ai appris en dix ans. Les personnages sont plus investis, intenses. Ils ont des motivations solides, sont tous concernés par une histoire qui les oblige à dépasser leurs limites. Surtout Louise Morvan, qui veut savoir à tout prix qui a tué Julian, l’oncle adoré et l’homme dont elle a hérité l’agence de détective, une Aston Martin, les œuvres de Henry Miller et une discothèque qui fait revivre la fièvre musicale des années 70. Dans cette nouvelle version, les personnages sont plus vivants (même l’oncle mort qui fait des apparitions de dandy, notamment lorsque Louise est forcée à prendre du peyotl comme Castaneda ou Burroughs en leur temps).</p>
<p>Louise m’a donné du fil à retordre dès sa création en 1995. En hommage à Chandler, je l’avais imaginée comme la fusion du privé et de la femme fatale. Deux figures tutélaires passionnantes, mais dangereuses à mettre en place. Mon héroïne était trop jolie pour être vraie, et il m’a fallu des années pour la rendre humaine. Dans <em>Le Roi Lézard</em>,  tout est faux et pourtant tout est vrai. Et la bande-son est un hommage à la musique que j’ai aimée et aime encore, à une époque où les grands musiciens pop et rock étaient tous des performeurs de première classe et non pas des produits fabriqués.<br />
La musique joue un rôle essentiel dans ce roman, en partie parce que Jim Morrison fait partie de la distribution pour une intervention à la fois fantomatique et essentielle, mais aussi sans doute parce que je suis une musicienne frustrée, une fille incapable de lire une partition mais obsédée par le son et le rythme de la phrase. Et la fluidité également. Je voulais que <em>Le Roi Lézard</em> soit un flot qui coule vite et lentement à la fois. Une histoire tendue mais avec des légèretés de brise. Un scénario réaliste avec des moments oniriques. Il n’y a rien de tel que le temps qui passe pour nous donner les moyens de nos ambitions. On attend dix ans entre deux romans, et l’on sait enfin ce que l’on a voulu dire.</p>
<p>Une question reste en suspend : <em>Le Roi Lézard</em> sera-t-il la dernière aventure de Louise, ou un (re)commencement ? Je ne sais pas. Elle non plus.</p>
<span class="sfforumlink"><a href="http://www.livresque-du-noir.fr/forum/les-romans-pitches/le-roi-l%c3%a9zard-par-dominique-sylvain/"><img src="http://www.livresque-du-noir.fr/wp-content/plugins/simple-forum/styles/icons/default/bloglink.png" alt="" /> Rejoindre le forum de discussion</a></span>]]></content:encoded>
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		<title>Les auteurs du Noir face à la différence &#8211; On continue</title>
		<link>http://www.livresque-du-noir.fr/2012/04/les-auteurs-du-noir-face-a-la-difference-on-continue/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 15:57:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le proprio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le mot du propriétaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a deux mois paraissait le recueil &#171;&#160;Les auteurs du Noir face à la différence&#160;&#187;. Ce recueil, initié par Livresque du Noir, avait pour objectif premier d&#8217;être une continuité du site : regrouper dans un même ouvrage auteurs inconnus et auteurs confirmés. Puis très vite, la proposition d&#8217;un des auteurs de reverser l&#8217;intégralité des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a deux mois paraissait le recueil &laquo;&nbsp;Les auteurs du Noir face à la différence&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ce recueil, initié par Livresque du Noir, avait pour objectif premier d&#8217;être une continuité du site : regrouper dans un même ouvrage auteurs inconnus et auteurs confirmés.</p>
<p>Puis très vite, la proposition d&#8217;un des auteurs de reverser l&#8217;intégralité des droits d&#8217;auteurs à une oeuvre humanitaire ou à une association, est devenue le moteur principal de ce livre.</p>
<p>Nous continuons d&#8217;oeuvrer jour après jour pour assurer la promotion de ce livre, le faire connaître dans les librairies, les institutions, les salons&#8230;</p>
<p><strong>Il faut que les gens en parlent, qu&#8217;ils jouent les relais, qu&#8217;ils n&#8217;hésitent pas à donner leur avis sur les différents sites&#8230; Parce que la cause en vaut la peine !</strong></p>
<p>A ce jour, les différentes chroniques sont très positives.<br />
Voici quelques phrases choisies. Le reste est disponible sur le <a href="http://www.livresque-du-noir.fr/difference/category/on-en-parle/">site officiel</a>.</p>
<div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><strong>Fnac.com :</strong> <em>Les auteurs ont dû être transcendés par le thème : La différence (droits reversés à l&#8217;association Ecoute ton coeur : insertion des enfants autistes dans la société).Des textes d&#8217;une grande qualité littéraire, chargés d&#8217;émotions. Des petits bijoux du noir.</em></div></div>
<div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><strong>Les lectures de l&#8217;Oncle Paul :</strong> <em>Un recueil qui nous plonge dans l’enfer des victimes de nos regards, de nos pensées, de nos appréhensions, de la discrimination inconsciente parfois de notre part, du rejet de la société par effet de contamination, et qui se traduisent par des moqueries, des violences verbales ou physiques.</em></div></div>
<div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><strong>TSF Jazz :</strong> <em>En ces périodes pré électorales sur fond de crise, où la tentation du discours nationaliste est grande, il n’est pas mauvais de rappeler que la différence et la diversité sont des sources d’enrichissement, d’ouverture et de tolérance.</em></div></div>
<div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><strong>La Voix du Nord :</strong> <em>Quinze regards différents, parfois à la limite du soutenable, mais salutaire. A lire et à méditer avant la journée de sensibilisation à l&#8217;autisme le 2 avril, d&#8217;autant que les droits sont intégralement reversés à l&#8217;association écoute ton coeur, qui oeuvre pour l&#8217;insertion des enfants autistes.</em></div></div>
<div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><strong>La Dépêche :</strong> <em>L&#8217;ouvrage s&#8217;applique à « illustrer la différence et à décrire ce terrible regard qui pourrit la vie de toutes les victimes d&#8217;une discrimination ».</em></div></div>
<div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><strong>Le Blog de Jeanne Desaubry :</strong> <em>Pour tous, une immense empathie sans pathos, une compassion sans facilité. Il n’y a guère à jeter dans cette entreprise qui double son caractère littéraire d’une bonne et belle action.&nbsp;&raquo;</em></div></div>
<div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><strong>Le Parisien :</strong> <em>En ressortent quinze nouvelles souvent âpres, sur des thématiques aussi diverses que le journal intime d’une jeune enfant autiste ou le sacrifice de jeunes albinos en Afrique.</em></div></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Stabat Mater par Frédéric Coudron</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 08:36:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le proprio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Frédéric Coudron]]></category>
		<category><![CDATA[Pitch d'auteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Coat L.]]></category>
		<category><![CDATA[brigade criminelle]]></category>
		<category><![CDATA[dépressif]]></category>
		<category><![CDATA[Editions ex-aequo]]></category>
		<category><![CDATA[Fincher]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Couron]]></category>
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		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
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		<category><![CDATA[Zodiac]]></category>

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		<description><![CDATA[« La mort est une maladie que l’on attrape à la naissance ». Une phrase simple, une phrase de Brel, une vérité qui m’inspire et me pousse à écrire pour l’oublier. L’illusion de l’immortalité des pages qui se noircissent de mots et me survivront, probablement. Un beau matin de septembre 2010, des soucis plein la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>« La mort est une maladie que l’on attrape à la naissance »</em>. Une phrase simple, une phrase de Brel, une vérité qui m’inspire et me pousse à écrire pour l’oublier. L’illusion de l’immortalité des pages qui se noircissent de mots et me survivront, probablement.<br />
Un beau matin de septembre 2010, des soucis plein la tête, j’ose, je me place devant mon écran d’ordinateur et je décide de lui donner vie. Lui, c’est Alessandro Calderon, un inspecteur de la brigade criminelle, dépressif, alcoolique et drogué notoire, qui, par ses excès, salit les fonctions qu’il représente. Je ne le veux pas lisse, je ne le veux pas stéréotypé non plus ; il doit être unique.</p>
<p>Gonflé de vaines prétentions, j’essaie d’oublier mes lectures passées et l’influence de mes illustres prédécesseurs.<br />
Pourquoi imiter, le talent en moins, la perfection d’un Frédéric Dard ?<br />
Pourquoi essayer de faire du Grangé quand on s’appelle Coudron ?<br />
Il me faudra environ deux mois pour être « lavé » de toute forme d’inspiration, enfin prêt à taper les premières lettres, les premiers mots. L’atmosphère se créé, trouble, dérangeante, reflet parfois des méandres de mon cerveau fatigué. L’inspecteur me ressemble, hanté par son passé, perdu dans une vie dont il cherche le sens. Luttant contre ses propres démons, il se trouve confronté à un tueur en série, auto-baptisé Viatcheslav, semant la terreur sur la ville et jouant avec les forces de l’ordre par lettres interposées. Je peste : le pitch ressemble à <em>Zodiac</em> de David Fincher. Serais-je prisonnier de mes références ?<br />
J’avance néanmoins, conscient des mes propres contradictions, essayant de faire de ma médiocrité, une force, une rage que j’insuffle à Calderon qui, peu à peu, m’échappe et s’affirme.</p>
<p>Quatre mois plus tard, le résultat est là, le manuscrit de <em>Stabat Mater</em>, premier opus d’une pièce en 4 actes déjà construite dans mon esprit, en pied de nez aux trilogies. Le parcours du combattant commence : la dure nécessité de trouver un éditeur s’impose.<br />
J’apprends la patience, j’apprends l’humilité, j’apprends le désespoir. Je suis sur le point d’abandonner, d’enterrer Calderon, lorsque deux êtres d’exception vont me convaincre de persévérer : Bernard Coat L. et Laurence Schwalm.<br />
Le premier, auteur de renom, par des mots très simples et amicaux, va me persuader que j’ai ma place dans le monde fermé des acteurs du noir. La seconde, directrice des <em>Editions Ex-Aequo</em>, pertinente et professionnelle, me fait confiance et allume mon rêve inaccessible en m’éditant.</p>
<p>La suite ne m’appartient plus, elle sera  entre les mains des lecteurs à partir du 15 mai 2012…</p>
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