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Le village des oubliés

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L’année dernière je ne connaissais pas Henri Courtade, il m’a écrit cherchant un bêta lecteur pour son manuscrit, j’ai failli refuser manquant de temps pour tout faire.
J’ai vu que mon amie Pépita de la librairie Lacoste à Mont de Marsan venait d’organiser une séance de dédicace avec ce dernier, j’ai donc répondu oui et puis sait-on jamais il serait dommage de passer à côté d’une pépite.
Je peux écrire PEPITE en majuscules j’ai eu un énorme coup de foudre, depuis l’histoire a été changée voire améliorée et c’est encore meilleur.
Louis et Ferdinand sont deux frères qui ont réchappé à la première guerre mondiale puis assisté à la seconde.
Le petit-fils de Louis, Michel, onze ans, passe la soirée avec ses copains quand ils entendent des coups de feu.
Une famille de touristes allemands vient de se faire tuer dans sa voiture.
Crime abject ou lien avec la guerre 39-45 ?
Le village semble cacher de lourds secrets…
Le réalisme de certaines scènes est saisissant, on se croirait dans les tranchées de Verdun en 1916.
Du moins au début car l’auteur enchaîne rapidement sur différentes périodes pour créer un lien fort entre elles.
Suivre les personnages à travers le temps est juste passionnant.
Comment vous avouer avec ma timidité habituelle, (d’accord je plaisante mais ce n’est pas facile à sortir quand même) que je suis tombée amoureuse de l’écriture d’Henri Courtade avec Le village des oubliés.

Une écriture aussi fine et sensible que puissante et appropriée en fonction des personnages, un beau phrasé bref je suis envoûtée.

J’aime énormément les romans sur la seconde guerre mondiale et celui-ci ne fait pas exception.
Il rend un vibrant hommage à toutes ces victimes tuées par les nazis, hommes, femmes, enfants ou juste coupable d’être juif.
On réalise à quel point l’addition a été salée et injuste, l’auteur nous livre certains faits historiques qui se sont réellement produits dans notre pays.

Une ambiance rétro est parfaitement retranscrite, j’ai eu l’impression de sentir l’odeur des vieilles photos ou encore d’assister à la vie à la campagne des grands-parents et arrière grands-parents.
J’ai senti ma gorge se serrer devant l’art allemand de tuer les civils en masse.
Ces monstres…

La fin est terriblement bien trouvée, elle pourrait ressembler à une immense claque, violente, cruelle et douloureuse…
C’est un immense coup de foudre, quel talent.
Superbe, dur, froid et touchant.

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