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Gilles Vidal

Les sentiers de la nuit

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Pour Les Sentiers de la nuit, mon nouveau roman, cela s’est passé comme pour les précédents : je ne sais jamais comment va se dérouler l’histoire que je suis en train d’écrire, elle se construit petit à petit, jour après jour, à la faveur des personnages créés qui s’animent, s’expriment en se rencontrant, s’épaississent, se singularisent. Les décors, les paysages se mettent en place ; la météo. Etc. Qu’est-ce qu’une trame ? Un scénario par avance bien huilé ? Où tous les dés seraient pipés ? Ce n’est en tout cas pas ainsi que je m’y prends, préférant jouer une sorte de jeu de cache-cache où je serais à la fois l’auteur, l’acteur et le lecteur de l’histoire. Souvent – toujours ? –, par exemple, le prologue vient très tard se nicher à sa place, tandis que l’épilogue, où les nœuds se dénouent, me procure une source d’étonnement. Alors, bien sûr, bien avant que ne s’ébauche l’écriture de l’histoire elle-même, il y a nombre de balbutiements, de tâtonnements, des jours, des semaines, des mois parfois, sans qu’un seul mot ne soit écrit, ou bien alors que surgissent des morceaux de vie de personnages non encore identifiés – des morceaux à conserver pour la suite ou bien à jeter ? Il arrive même que le peu qui a été écrit parte aux oubliettes, dans la corbeille de l’ordi et qu’il me faille repartir de zéro ; ou bien encore, pire, l’imagination en berne, je peux me dire, profondément découragé : « C’est la Bérézina, mec, tu n’es plus capable d’écrire quoi que ce soit, allez, va te coucher, c’est fini… »
À la fin, quand tout est terminé, relu, revu et corrigé, lissé, je me demande qui a bien pu écrire tout cela…
En ce qui concerne mon nouveau roman Les Sentiers de la nuit lui-même, mieux vaut encore reproduire la présentation écrite par Marianne Stjepanovic-Pauly, mon éditrice/directrice de collection aux Éditions Jasmin, tellement elle a vu juste en termes de justesse et de concision (juste avant, un dernier truc, en guise de petit éclairage, une citation de Françoise Sagan : « On ne sait jamais ce que le passé nous réserve ») :
« D’un côté il y a Harry Pitman, un jeune Californien qui découvre à la faveur de révélations de sa mère mourante et d’une analyse ADN que ses origines ne sont pas celles qu’il croyait, et qui décide d’aller jusqu’au bout pour résoudre le mystère. De l’autre, Paul Massat, un lieutenant de police se retrouvant à son corps défendant à la tête de son commissariat et confronté à la mort naturelle d’un homme dans un lieu où il n’aurait pas dû se trouver – une mort qui s’avère bien plus compliquée qu’au premier abord. Autour d’eux, il y a Agathe, une jeune peintre un peu trop altruiste qui vient d’être plaquée par son mari ; Jules, le père de Paul, un auteur de SF aimé de nombreux fans, qui transporte en son âme un lourd fardeau ; Kinga, une jolie journaliste polonaise prête à tout pour aider Harry dans sa quête ; et bien d’autres personnages encore. De Santa Barbara à Solieu, en passant pas Miami, Paris et Varsovie, l’histoire et les vies de ces personnages vont immanquablement se télescoper, ranimant les échos douloureux du passé. »

A propos de Gilles Vidal

2 plusieurs commentaires

  1. Fabienne Dobelli

    Bravo monsieur Vidal, je viens de passer un très bon dimanche avec Les Sentiers de la nuit.

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